Règles de sécurité à vélo JUSTIFIÉES

Sur cette page, j'essaierai de démontrer ce qui justifie chacune des règles de sécurité à vélo sur piste cyclable, dans le but de les comprendre pour mieux les respecter. 

Voir aussi ce vidéo du SPVM 

1. Obligation de porter le casque de vélo

Tous les bons clubs obligent leurs membres à porter le casque de vélo, voici pourquoi.

Selon la SAAQ,

  • Les blessures à la tête demeurent la première cause de décès chez les cyclistes. Elles sont les plus graves et causent 60 % des décès.
  • En auto, nous avons une cage autour de nous et la ceinture pour nous attacher sur notre siège. En vélo, nous n'avons rien de tout cela, il est donc normal de protéger la tête. Ce n'est pas une assurance que nous ne subirons pas de blessures s'il y a accident, mais au moins les risques seront moindres.

2. Être vigilant et prêt à réagir en cas d'imprévus

Sur une piste cyclable, il faut toujours être attentif à tout ce qui peut arriver. Il y a de jeunes cyclistes, des personnes en patins à roues alignées, des promeneurs de bébé en carrosse, des jeunes en planche à roulettes, des personnes en fauteuils roulants, des triporteurs, des chiens, des piétons, des cyclistes qui roulent en double, etc. Il faut donc être vigilant et toujours essayer de prévoir le comportement des autres, être prêt à réagir pour éviter les obstacles sans mettre les autres usagers en danger.

L'importance d'être vigilant... en tout temps (La SAAQ) 

  • Environ le quart des victimes sont âgées de16 et 24 ans;
  • Environ 90 % des accidents se produisent en milieu résidentiel ou commercial, principalement dans les zones de 50 km/h ou moins;
  • En général, les accidents sont plus fréquents entre midi et 20 h;
  • Plus de 60 % des accidents sur le réseau routier ont lieu en intersection;
  • Un accident sur dix se produit sur une chaussée mouillée;
  • L'inattention (du conducteur ou du cycliste) représente la première cause des accidents mortels.

Voici d'autres éléments pouvant causer un accident :

  • Ne pas s'arrêter à un panneau d'arrêt, à un feu rouge ou ne pas céder le passage lorsqu'un panneau en indique l'obligation;
  • Ne pas être bien vu des autres usagers de la route;
  • Ne pas respecter le sens de la circulation.

3. Je porte des vêtements ajustés et de couleurs vives

D'abord de couleurs vives, c'est pour être facilement vues. Si l'on ne vous voit pas, on ne pourra pas vous éviter.

Les vêtements ajustés, ce n'est pas pour être coquette ou coquet. Il faut éviter les vêtements trop amples, pas attachés ou encore des foulards qui battent au vent, ils risqueraient d'accrocher lors des rencontres, ou en passant près d'un obstacle, borne, clôture, est. Il faut aussi éviter les lacets et tout ce qui pourrait se coincer dans les pièces mobiles du vélo. Toutes ces situations causent souvent des accidents.

4. Je roule dans un groupe de même calibre que moi....

Si vous roulez dans un groupe trop lent, vous allez être impatient, vous allez vous lasser et vous serez moins attentifs aux dangers qui pourraient vous surprendre, ce qui augmentera les risques d'accident.

Si vous roulez dans un groupe trop vite pour vous, vous essayerez de suivre pour ne pas indisposer les autres cyclistes. Vous risquerez alors de vous fatiguer rapidement, la fatigue réduira votre vigilance et vos réflexes, ce qui augmentera les risques d'accident. 

5. Je suis les directives de l’encadreur ou chef de file désigné.

L'encadreur, ou chef de file désigné est la personne, qui a la responsabilité de guider le peloton de façon sécuritaire, il doit être concentré sur sa tâche qui peut être assez exigeante dans certains cas. Dans un peloton, lorsqu'un cycliste intervient sans avoir été sollicité, il y a risque de confusion dans les directives et conséquemment cela augmentera les risques d'accident. Aussi, si un cycliste ne respecte pas les directives du chef de file, les autres cyclistes ne se sentiront plus en sécurité, deviendront nerveux, augmentant davantage les risques d'accident. 

6. Je respecte les règles de la circulation en tout temps.

Selon les statistiques de la SAAQ, le non-respect des règles de la circulation est la principale cause d'accidents, principalement les arrêts, les feux de circulation et le sens de la circulation. En vélo, c'est comme en auto, que dit-on d'un automobiliste qui ne respecte pas les arrêts, les feux de circulation et qui circule en sens inverse de la circulation?

7. Je roule en file indienne en gardant un espace d’un demi-vélo minimum avec le cycliste qui me précède et un espace maximum de deux vélos.

La loi exige de rouler en file indienne, rouler en double file, c'est l'équivalent de rouler à contresens pour ceux qui sont dans la deuxième file. Nous avons le droit de rouler en double file, seulement pour un dépassement et la loi mentionne que nous pouvons le faire seulement s'il n'y a pas de danger, donc seulement si nous pouvons le faire de façon sécuritaire. 

Pour ce qui est de l'espace d'un demi-vélo, cette règle peut varier d'un groupe à un autre. Un demi-vélo devrait être suffisant pour éviter un imprévu si nous sommes attentifs. Pour un groupe moyennement expérimenté, cette distance pourrait être réduite entre une roue et une demi-roue. Pour les pelotons qui font du sillonnage, cet espace peut être d'environ 150 mm, mais dans ce cas, vous n'avez pas le droit à aucune distraction et absolument aucune erreur, sinon c'est la catastrophe!!!

L'espace maximum de deux vélos se justifie pour ne pas allonger indument la file; premièrement, pour garder le contrôle sur le groupe, deuxièmement, quand nous circulons en peloton, après un arrêt à une intersection, tout le peloton a priorité pour traverser, si cet espace est plus grand un automobiliste aura tendance à couper la file, ce qui risquerait de provoquer un accident. Avant d'arriver à un arrêt, il est recommandé de resserrer les rangs pour raccourcir la file et diminuer le temps de traversée, pour ne pas indisposer les automobilistes indument.

 

8. Je dépasse un autre membre du groupe, seulement s’il est incapable de respecter l’espace maximum de deux vélos avec le cycliste qui le précède.

Le dépassement des cyclistes dans un peloton est toujours une manoeuvre à risque, il faut donc le faire seulement en cas de besoin et seulement s'il est possible de le faire sans danger. Les dépassements injustifiés dans un peloton sont un manque de respect envers le cycliste qui se fait dépasser. Comme tous les cyclistes d'un même peloton circulent à la même vitesse et se dirigent tous au même endroit, il est important de bien choisir notre rang et de le conserver pour toute la randonnée, nous nous habituons au cycliste devant et derrière nous et si ça change continuellement, les risques d'incidents augmentent inutilement.

9. Je resserre les rangs avant de traverser à un arrêt ou feu de circulation.

Un trop grand espace entre chaque cycliste dans un peloton allongera inutilement la file et la traversée de la route prendra plus de temps ce qui risquera d'indisposer les automobilistes inutilement. C'est une question de respect pour les autres usagers de la route. La loi permet quinze cyclistes maximum dans un peloton et même en resserrant les rangs, la file sera déjà assez longue.

10 .J’évite les changements brusques de direction.

Dans un peloton, il faut d'être prévisible, agir en douceur, ne jamais faire de changement brusque qui pourrait surprendre les autres cyclistes au tour de nous. Il faut toujours avertir les autres de ce que nous voulons faire.

11. Je garde l’œil sur le cycliste qui me précède.

Il est important de toujours avoir le cycliste qui nous précède dans notre champ de vision, mais il ne faut pas se focaliser sur la roue du cycliste devant nous, il faut se focaliser plus loin pour garder une ligne de direction aussi droite que possible. En gardant le cycliste devant nous dans notre champ de vision, notre vision périphérique détectera tous ses mouvements à temps pour réagir de façon sécuritaire. Il faut toujours essayer d'anticiper les manoeuvres des cyclistes devant nous et prévoir les obstacles ou dangers.

12. Si je dois m’arrêter, je m’assure de ne pas mettre les autres cyclistes en difficulté.

Si je dois m'arrêter, je dois choisir l'endroit et le moment opportun pour ne pas mettre en danger les cyclistes qui me suivent. Aussi je ne dois pas m'arrêter brusquement, je dois être prévisible, donc je dois en avertir les cyclistes qui me suivent, soit par signaux ou verbalement.

13. J’indique à l’avance de la main ou verbalement : freinage, arrêts, virages, hasards de la route, etc.

Il est toujours très important d'informer ceux qui nous suivent de nos intentions, comme cycliste nos gestes ne devraient jamais surprendre ceux qui nous suivent, c'est à cela que servent les signaux et les avertissements verbaux. Il ne faut pas tenir pour acquis que ceux qui suivent ont vu les obstacles, trous, barrières, poteaux, bollards, etc.

14. J’évite de passer trop près des obstacles de la route, je garde 30 cm minimum.

Il faut toujours garder une marge de sécurité de tout obstacle, ex; trous, barrières, poteaux, bollards, bord de la route, etc. Si vous passez trop près des obstacles, ceux qui vous suivent auront de la difficulté à les voir à temps pour les éviter.

15. J’avertis et je m’arrête lors d’une crevaison, bris, abandon, etc. d’un membre du groupe.

Lors d'une crevaison, bris ou abandon d'un cycliste d'un groupe, il faut avertir les encadreurs et tout le groupe doit s'arrêter pour aider le cycliste en difficulté. C'est une question de civisme et de solidarité. Dans le cas d'abandon, il faut s'informer de la raison de l'abandon, s'assurer que ce n'est pas dû à un malaise physique, si c'est le cas, il ne faut jamais laisser la personne sans assistance et demander l'aide de secouriste et ambulanciers si nécessaire.

16. Je transmets toute information pertinente à la sécurité du groupe, vers l’arrière ou l’avant.

Toute information pertinente doit être transmise à tous les cyclistes du peloton, soit verbalement ou par signaux, car des actions peuvent être nécessaires pour la sécurité. Ces informations doivent circuler d'en avant vers l'arrière et de l'arrière vers l'avant. Chacun doit les transmettre sans tenir pour acquis que les autres l'ont déjà vu ou entendu.

17. Je ralentis avant la traversée d’un endroit dangereux comme une voie ferrée qu’il faut traverser perpendiculairement et les ponts de bois à traverser en diagonale ou à pied.

À l'approche d'un obstacle, il est important de ralentir pour donner la chance à chaque cycliste de faire les bons gestes pour traverser l'obstacle en toute sécurité.

18. J’apporte mes cartes d’assurance maladie et d’identité, une chambre à air, une bouteille d’eau et une collation.

En cas d'accident, il est important d'avoir sur soi notre carte d'assurance maladie, car une hospitalisation d'urgence pourrait être nécessaire. La chambre à air, ça va de soi. La bouteille d'eau pour éviter la déshydratation, qui peut provoquer des crampes et même l'évanouissement. La collation pour éviter le manque d'énergie qui souvent conduit à un manque d'attention et peut provoquer un accident.

19. Je suis conscient que la sécurité est l'affaire de tous, je n'hésite pas à signaler les manquements aux responsables, organisateurs ou encadreurs.

Lorsque nous constatons qu'il y a un manque de respect des règles de sécurité, il est important de le signaler aux responsables, à eux de prendre les actions appropriées. Si nous ne signalons pas les manquements aux règles de sécurité, les responsables pourraient croire que tout est parfait alors que ce n'est pas le cas et la sécurité pourrait être compromise.

20. J’affiche mon plus beau sourire parce que rouler à vélo, c’est tellement agréable.

Nous pratiquons le cyclisme dans un club, pour le plaisir de rouler en groupe entre autres. Afficher sa bonne humeur aide à détendre, réduit le stress, augmente la concentration, ce qui a pour effet de réduire les occasions d'accident.

Charles E Blier

Webmestre

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Date de dernière mise à jour : 2017-09-11